Japon été 2015


Début juillet, je suis parti au Japon dans le but de travailler à la marudo koï farm, qui est une des plus grandes fermes d'élevage de koï au monde. 
J'avais déjà travaillé deux mois dans cette entreprise en 2013, mais cette année était ma dernière année d'étude et je souhaitais donc profiter de cette opportunité pour y travailler une dernière fois. 
Pour les amateurs de koï voici quelques photos des étangs et des infrastructures où sont produits les koï.

Voici quelques informations concernant la marudo koi farm, présidée par Hisashi Hirasawa :

Il crée son entreprise en 1970 (après avoir travaillé 18 ans chez Dainichi aux côtés notammentde Nogami). Quelques années après, son fils aîné, Toshihiro, a commencé à l’aider dans l’entreprise et en 2000, sa fille aînée, Keiko, a commencé à faire de même. 

La Marudo koï farm comprend plusieurs fermes, 5 green house ( serres ) où vie la famille dans la plaine, deux dans la ville d’Ojiya juste à côté de Dainichi et Hoshikin. La dernière serre se situe dans les montagnes où une grande partie des autres breeders est basée.



L’entreprise possède environ 80 étangs pour une surface totale en eau de 15 hectares, dont presque 60% sont destinés aux grossissements des alevins.

Dans ces étangs, il produit environ une dizaine de variétés telles que Kohaku, Showa, Sanké, Chagoi, Karashigoi, Shiro Utsuri, Kujaku, Yamabuki, Mukashi et Asagi ... 

Chaque année c’est environ 4 millions de larves qui sont misent dans les étangs. Et ce n’est pas moins de 160 000 poissons qui sortent des serres de l’entreprise familiale.
La répartition est la suivante :

-          150 000 Tosais (1an)

-          3000 nisais (2ans)

-          2000 sansais (3ans)

-          1000 yonsais et + (4ans et plus)

-          40 femelles ( messu en Japonais, on ne prononce pas le U )

-          100 mâles ( ossu )

Dans ces stocks l’entreprise possède 25 femelles et une cinquantaine de mâles. Au cours d’un repas Marudo m’annonce que c’est un investissement important de changer de reproducteurs pour éviter la consanguinité mais aussi un gain d’argent puisqu’il en vend à d’autres breeders. Le prix pour une femelle est au minimum de 20 000 €.

J'ai eu la possibilité d'aller visiter différents éleveurs qui sont les plus renommés au monde. 
Parmi eux Dainichi koï farm est la plus grande ferme au monde, voici ci-dessous une des serres de production qui est vraiment immense, je vous laisse admirer. 



Une vue des différents bassins en intérieur avec des techniques de filtrations vraiment incroyables. 

Après être allé chez Dainichi je suis allé trier des alevins chez Hoshikin et Nogami qui sont deux très grands éleveurs de Kohaku.

Hoshikin

Nogami 

J'ai pu trier et visiter d'autres éleveurs, pour n'en citer que quelques uns : 
-Kataoka
-Marusaka
-Izyumiya
-Isa
-Chogoro
...

Entre temps, je travaille tous les jours sur la ferme et durant les nuits nous faisons la reproduction, ci dessous voici Toshihiro Hirasawa, le fils marudo qui gère désormais toutes les reproductions. 


Le travail la journée est diversifié et nous allons sur les étangs, parfois assez éloignés pour surveiller l'état des poissons, la croissance et remplir les distributeurs de nourriture (cuve verte que vous voyez ci-dessous)


La majorité du temps est occupé à trier des alevins comme je l'ai expliqué lors du workshop. Sur la photo ci-dessous vous pouvez voir les koï agés de 50/60 jours environ, qui sont mis dans les poches avant d'être triés un par un. 


Je suis localisé dans la région de Niigata qui est très connue pour ses élevages de koï mais aussi pour la présence du grand maître de l'aquascaping, Takashi Amano. 
Je ne pouvais repartir du Japon sans aller découvrir la gallerie ADA, présente à seuleument une centaine de kilomètres de là où je me trouvais. 

Je me suis donc rendu sur place où j'ai fait la rencontre de Yusuke-san, la personne qui s'occupe de la gallerie. Nous avons longuement discuté de l'aquascaping, échangé des photographies, parlé de l'aquarium de Lisbonne et de notre magasin H2O d'Amiens. 



Ci-dessus, vous pouvez nous voir à l'entrée de la gallerie ADA, où les photographies sont malheureusement non autorisées. Mais une chose est sûre c'est que les aquariums sont magnifiques.
Yusuke-san nous a pri en photo dans la gallerie ADA, cette photo a été publiée sur le site internet ADA en signe de reconnaissance envers nous. Après discussions, nous avons eu la possibilité de la partager pour que vous puissiez profiter un petit peu de ce coin de paradis (sans oublier que cette photo appartient à ADA). 


Merci à lui et aussi une pensée pour Mr Amano qui nous a quitté début Août. 

Fin août cela va faire deux mois que je travaille sur place et le temps passe très vite. Je dois déjà repartir sur Tokyo pour reprendre l'avion. 

Tout d'abord je me suis rendu au Sumida aquarium de Tokyo où Takashi amano y a réalisé quelques aquariums qui valent le détour. 
Voici donc quelques photographies des aquariums réalisés par ADA au Sumida aquarium de Tokyo




Enfin celui-ci, tout simplement grandiose qui fait 7 mètres de long.


Mais je ne peux repartir du Japon sans effectuer l'ascension du mont Fuji qui est l'emblème du pays du soleil levant. J'ai d'ailleurs décidé de faire l'ascension de nuit pour admirer le levé du soleil. 
Départ de la rando à 19h30, je fais quelques pauses très brêves (moins de 5min) entre les stations.
Arrivé à 3000mètres d'altitude, la température deviens très froide et la fatigue se fait ressentir. 
J'arrive au sommet après 7h15 de marche, il est environ 2h du matin et je suis à 3650mètres d'altitude. En avance sur les estimations, je décide d'entamer le tour du cratère pour y trouver un lieux, au calme du vent glaciale pour me reposer. Impossible de dormir tellement il fait froid, les températures ressenties sont en dessous de 0°. Vers 4h du matin, je trouve une zone sympathique pour prendre en photo le levé du soleil. 
Je vous laisse admirer les photographies ci dessous lors du levé de soleil (5h15 du matin) et de la descente du mont fuji au matin. 





Je tiens à remercier Nobuaki Hiroi qui est plus connu sous le nom de Chogoro étant l'éleveur référence des platinium, avec qui j'ai effectué quelques belles randonnées me permettant de gravir le mont fuji avec un peu d'entraînement. Voici d'ailleurs quelques photos des montagnes que nous avons gravies.




Passage technique avec vue sur le glacier en contre-bas


Voilà pour les quelques photographies qui vous montrent un peu les paysages magnifiques, où sont d'ailleurs élevés les koï.

Merci à tous les éleveurs encore une fois pour leur acceuil et leur gentillesse, quant à moi après quelques visites touristiques dans Tokyo je suis revenu en France et vous pouvez me retrouver au magasin tous les jours, où j'aurai le plaisir de vous servir et vous renseigner. 



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